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"Car le Fils de l'homme doit venir avec ses anges dans la gloire de son Père, et alors il rendra à chacun selon sa conduite." (Mt16:27)

Le retour du Christ

et la libération des âmes

par Jean-Luc Matthieu



Prologue

 

Il y a quelques temps, une chaîne de télévision proposait une émission, sous forme de reportage, sur le thème de la peur. On pouvait voir défiler sur l’écran des visages de différentes races, de différentes langues, et chacun répondait à la même question posée : « Quelle est votre plus grande peur ? »
Il était très intéressant de voir le nombre impressionnant de réponses, toutes très différentes selon la race, le pays et la culture de chacun.
Parmi ces réponses, deux d’entre elles m’avaient interpellé car le réalisateur avait eu la bonne idée de les présenter l’une après l’autre.
La première était : « Ma plus grande peur serait d’apprendre que Dieu n’existe pas ». Et la seconde : « Ma plus grande peur serait d’apprendre que Dieu existe vraiment ».
Ces deux réponses, apparemment contradictoires, correspondent bien à l’état d’esprit actuel de la plupart des êtres humains. La première traduit tout à fait l’angoisse de l’homme devant la mort : si Dieu n’existe pas, que vais-je devenir à la fin de ma vie ? Si l’on me prouve qu’il n’y a rien en dehors de ce monde, quel est le sens de ma vie ? Quel est le but de la vie sur Terre ? C’est une peur profonde qui habite certainement l’esprit d’un bon nombre d’êtres humains et elle est compréhensible.
La seconde réponse est plus subtile mais elle traduit bien la peur de la majorité de ceux qui pratiquent une religion, et plus particulièrement les religions qui mettent en exergue la toute puissance de Dieu : si Dieu existe vraiment, que peut-il penser de moi, comment me juge-t-il ? Si Dieu existe vraiment, me pardonnera-t-il mes péchés, me pardonnera-t-il d’avoir douté de lui, de ne pas avoir obéi à ses commandements ?
Bien entendu, derrière ces questionnements bien légitimes se cache un même sentiment : celui de la peur. Mais comme ce sentiment est opposé à celui de l’Amour, ces questionnements ne peuvent obtenir de réponse valable...

La plupart des religions et des pratiques spirituelles se rejoignent sur le même point, la même certitude : l’importance de l’Amour. Au-delà de leurs différences et de leurs divergences, toutes mettent en exergue la valeur essentielle de l’Amour, du sens de l’amitié, de la fraternité et du don de soi, véritables antidotes à la peur et à tout ce qu’elle engendre : le doute, le désespoir, le ressentiment, la division, la colère, la haine, la guerre et la destruction.
De toute évidence, la peur ne permet pas de répondre à nos interrogations sur la nature de Dieu. Seul l’Amour peut nous permettre de l’approcher, de le comprendre, de le connaître enfin, comme nous l’a montré en son temps Jésus-Christ.

L’héritage que nous a légué Jésus, et qui perdure plus de deux mille ans après sa mort physique, est celui de l’Amour. Avant sa venue, les êtres humains croyaient en un Dieu Tout Puissant qu’ils vénéraient mais qu’ils craignaient plus que tout. Le Dieu vengeur et parfois même jaloux de Moïse était craint par tous ceux qui adhéraient à la Thora, livre sacré qui prescrivait 613 commandements, dont 365 négatifs et 248 positifs.
On apaisait les colères de Dieu en lui offrant en sacrifices des animaux, en le suppliant de nous épargner les souffrances, les maladies, les mauvaises récoltes et les mauvais sorts.
Avec Jésus-Christ, Dieu est apparu comme une divinité pleine de bonté et de miséricorde, un Dieu qui pardonne, qui apaise les cœurs et guérit tous les maux de la Terre. Un Dieu d’Amour.
Grâce à l’Amour de Dieu et à l’enseignement de son Fils incarné parmi les hommes, il devenait enfin possible d’échapper à la prison psychique de la peur, à toutes les limitations du corps physique. Les êtres humains pouvaient guérir de leurs maladies, se guérir les uns les autres, faire des miracles et même ressusciter les morts. Hélas, à cette époque lointaine, les hommes n’étaient pas prêts pour une évolution si rapide de leur psyché et, malgré les nombreuses preuves que Jésus leur apportait, la sagesse de ses paraboles et tout l’Amour qu’il avait en lui, il n’a pu leur donner que ce qu’il avait de plus précieux : sa vie, son sang versé pour l’humanité.


Plus de deux mille ans ont passé et où en est–elle, cette humanité ? Où en est–elle, avec les guerres, les injustices, les inégalités, les drames ? Où en est–elle avec l’Amour ? De toute évidence, c’est encore et toujours la peur qui domine ce monde. Et pourtant…
Jésus n’a-t-il pas promis qu’il reviendrait ? N’a-t-il pas dit qu’il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps ? (Matthieu 28-20)
Le retour du Christ n’a cessé, depuis sa mort physique, d’occuper les esprits des chrétiens à travers les siècles et les générations. Quand reviendra-t-il ? Dans quel contexte et sous quelle forme ? Qu’adviendra-t-il lors de sa seconde venue ?

Si Jésus revenait physiquement parmi les hommes à notre époque, il serait probablement traité comme un SDF par les forces de l’ordre, accusé de provoquer des émeutes en rassemblant les foules et accusé d’exercice illégal de la médecine en guérissant gratuitement les malades. D’aucuns le traiteraient d’illuminé, de charlatan ou de chef de secte. De même, si Jésus revenait parmi les hommes en Palestine, on ne le laisserait pas se rendre à Bethléem, lieu supposé de sa naissance il y a plus de deux mille ans, et il ne pourrait probablement rien faire pour rétablir la paix au Proche Orient.
Et pourtant, notre monde tel qu’il est en ce début de XXIè siècle aurait grand besoin de ses paroles de sagesse et d’amour, de retrouver la foi et de vraies valeurs. Les êtres humains auraient bien besoin de retrouver l’espérance en un monde meilleur et le sourire au coin des lèvres.
Mais justement, depuis quelques temps ne voit-on pas poindre dans les esprits un regain d’espérance et de foi renouvelée ? N’assiste-t-on pas à un retour des valeurs de solidarité, d’entraide, dans la plupart des pays occidentaux ? Et au sein même de la chrétienté, ne voit-on pas les cœurs se rassembler autour du message central de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres » ?

De plus en plus de jeunes participent à des concerts de louange (live worship) qui rassemblent des milliers d’adorateurs. Les yeux clos et les bras levés vers le Ciel, leurs chants de louanges font vibrer des millions de chrétiens de par le monde grâce à Internet et à la diffusion des albums enregistrés en public. D’années en années, les valeurs changent et se transforment pour revenir à l’essentiel de l’enseignement du Christ. Ainsi, dans l’esprit de ces milliers de jeunes, le choix du célibat n’est plus un problème et le temple n’est plus forcément le seul lieu de prière. Si bien que l’Eglise romaine a été obligée de se remettre en question, de s’ouvrir à cet esprit œcuménique. Elle n’est pas la seule à effectuer cette métamorphose : toutes les religions du monde et toutes les pratiques spirituelles vont être, dans les décennies qui viennent, dans l’obligation de se recentrer autour des valeurs de paix, d’amour et de sagesse. Elles devront certainement revenir à la simplicité de leur genèse…

En ces temps d’apocalypse, qui signifie dans son essence révélation, le monde a bien besoin de retrouver de saines valeurs, de nobles desseins. C’est pour cette raison que le message de Jésus-Christ est de plus en plus apprécié par les générations émergeantes. C’est pour cela que ses paroles et l’exemple de sa vie servent de plus en plus de repères fiables à tous ceux qui, jeunes et vieux, souhaitent donner un sens à leur vie.

Ce livre est donc une réflexion sur la question cruciale de l’éventuel retour du Christ, à cette époque charnière de l’humanité où toutes les valeurs s’effondrent, en portant un éclairage actualisé sur toutes les théories, qu’elles soient religieuses, ésotériques ou mystiques, qui parlent de ce retour. Car le Christ n’appartient à personne, ni aux catholiques, ni aux protestants, ni à aucune autre forme de religion. Et nous constaterons qu’en fin de compte, l’essentiel est qu’il revienne… dans nos cœurs.

Cette réflexion a été menée volontairement avec un esprit œcuménique. Elle s’efforce d’être la plus neutre et la plus exhaustive possible afin de ne point heurter la sensibilité de chacun et de respecter ses croyances. A ce dessein, la plupart des traductions sont issues de la Bible TOB (Traduction œcuménique de la Bible) 1.
Qui peut prétendre détenir la vérité ? Ce qui est vrai pour l’un peut sembler incroyable pour l’autre, et quand bien même une certitude peut sembler inébranlable, le temps se charge de la faire évoluer, se transformer pour déboucher sur une autre vérité, selon le degré de notre compréhension et selon nos capacités spirituelles.
Pour illustrer ces propos, voici une petite histoire :

« Un cardinal se rendit un jour sur une île où, avait-il appris, vivait un moine solitaire, un ermite. Tous ceux qui lui avaient rendu visite rapportaient qu’il possédait des dons de guérisseur, qu’il parlait aux oiseaux et au Ciel, qu’il faisait parfois des miracles.
Alors que la barque qui l’amenait approchait du rivage, le cardinal pensait :
« Il est grand temps que ce moine revienne à de plus sages dispositions ».
L’ermite l’accueillit à bras ouverts, le remerciant chaleureusement de l’honneur qu’il lui faisait. L’invitant à pénétrer dans sa modeste hutte, il lui proposa de partager son humble repas. Mais le cardinal déclina son offre en ces termes :
« Je viens simplement passer quelques heures avec vous afin de vérifier si, après tout ce temps passé loin de l’Eglise, vous observez bien vos vœux et si vous faites les choses dans les règles ».
L’ermite accepta aussitôt et ils passèrent toute la journée en tête à tête. Comme le moine avait oublié la plupart des textes religieux, le cardinal le fit patiemment réviser et réciter plusieurs fois de suite chaque prière.
Avant que la nuit tombe, satisfait d’avoir remis le moine sur le droit chemin, le cardinal demanda à ceux qui l’accompagnaient de préparer l’embarcation pour le retour. L’ermite le remercia plusieurs fois, lui embrassant les mains et s’agenouillant à ses pieds.
Puis la barque reprit le large et le cardinal orienta son regard vers la ligne d’horizon, satisfait de sa divine mission… quand soudain, il entendit la voix de l’ermite qui l’appelait :
« Attendez, attendez ! S’il vous plait…»
Il se retourna brusquement et ce qu’il vit lui coupa le souffle : le moine arrivait vers la barque… en courant sur l’eau !
« Que… qu’y a-t-il ? Que voulez-vous ? »
Et le moine répondit :
« J’ai oublié le dernier verset du Credo 2. Pouvez-vous me le répéter, s’il vous plaît ? »
Dans un soupir, le cardinal répliqua :
« Ce n’est pas important… ne changez rien, continuez de parler au Ciel, aux oiseaux, cela suffira… ».

 

 

ANNEXE

 

1 - La Traduction œcuménique de la Bible (TOB), parue en 1975-1976, est une traduction de la Bible effectuée en commun par des catholiques et des protestants. La participation des orthodoxes a été effective mais peu importante du fait qu'il y avait un faible nombre d'exégètes de langue française parmi eux, que le texte de base a été le texte hébreu et non le texte grec de la Septante, et à cause de désaccords liés à certains choix de traduction et certains commentaires concernant le Nouveau Testament. Le projet a été lancé par les Pères dominicains qui assuraient la révision de la Bible de Jérusalem et les spécialistes protestants dont ils avaient demandé la collaboration.
La TOB a été publiée par les Éditions du Cerf et l'Alliance biblique universelle.
L'apparat critique et l'exigence de traduction font de cette Bible une des plus utilisées par les exégètes. (source : Wikipedia)

2 –Jusqu'au Ve siècle, la Messe n'avait pas de Credo . Il fut progressivement introduit dans les rites d'Orient (VIe siècle) en réaction contre diverses hérésies.
Le Credo tel qu'il fut fixé par les Conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381), peut être traduit comme suit :
« Je crois en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre et de toutes les choses visibles et invisibles.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Dieu issu du Dieu, lumière issue de la Lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, qui pour nous, les hommes, et pour notre salut est descendu des cieux. Il s'est incarné du Saint-Esprit par la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous aussi, sous Ponce Pilate Il a souffert et a été enseveli ; Il a ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures et Il est monté au ciel ; Il siège à la droite du Père et pour la seconde fois Il va venir en gloire juger les vivants et les morts, Lui dont le règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui est à la fois adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les Prophètes.
Je crois l'Église une, sainte, catholique (dans le sens d'universel : c'était avant le schisme entre les Églises) et apostolique.
Je reconnais un unique baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie des siècles à venir. Amen. »
(source : Wikipedia)



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